The Art of Bioshock Infinite

L’artbook constitue bien souvent le goodies le plus prisé des éditions collector, celui qu’on apprécie le plus d’admirer, de consulter et de conserver. Certains sont même de véritable chefs-d’oeuvre comme ceux que contiennent les éditions collector de Skyrim et la Dark Edition de The Witcher 2. La série Assassin’s Creed s’est également nettement démarquée dans la réalisation de sublimes artbooks.

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Cependant, de plus en plus souvent les éditions se contentent d’offrir aux joueurs de simples petits artbooks à peine plus grand que le boîtier du jeu lui-même. Dotés en général d’une vingtaine ou d’une trentaine de pages, ces petits ouvrages ne sont en fait rien de plus qu’un amuse bouche pour pousser les plus passionnés à acheter le « vrai » artbook en librairie.

En effet, en toute fin d’artbook il ne sera pas rare de retrouver une petite affichette publicitaire mentionnant la sortie d’un artbook grand format incluant travaux et croquis inédits. Nous voilà donc tombés dans le DLC papier.

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Si ce fut le cas pour Tomb Raider et The Last of Us, ce fut également le cas pour Bioshock Infinite. Ayant littéralement adoré le jeu et sa direction artistique je me suis laissée tenté par le fameux artbook « DLC ». Un artbook dont j’avais déjà entendu parler via différents billets de blog et sites internet.
Il faut dire que l’artbook déjà présent dans l’édition collector Ultimate Songbird m’avait fait fondre avec son look atypique, sa couverture en tissu faussement tâchée marquée du sceau doré de Columbia et surtout un contenu de grande qualité. J’étais donc curieuse de voir ce que pouvait proposer un artbook encore plus complet.

C’est en Angleterre que je me suis procuré l’ouvrage puisque ce dernier n’est jamais paru en France. Publié chez Dark Horse Comics, l’artbook a fière allure avec un format digne de ce nom d’environ 31 x 23 cm et surtout une superbe illustration de couverture représentant Elizabeth et le Songbird.
Mais surprise, si on retire la protection qui recouvre le livre on découvrira la même illustration reprise avec des reliures dorées. Juste sublime ! Pas de doute, on fait face ici à un produit d’une grande qualité.

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En revanche, en ouvrant l’artbook une pointe de déception pourra poindre pour les possesseurs de l’édition collector puisque l’on retrouve de très nombreux dessins issus de ce dernier. Ceux-ci sont juste reproduits dans un format plus important. Néanmoins, avec 184 pages contre un peu plus d’une cinquantaine pour celui de l’édition collector, il y aura de quoi assouvir son appétit d’inédits. On aura même droit à un peu de lecture avec une introduction signée Ken Levine.

Côté organisation, The Art of Bioshock Infinite se répartit en 11 chapitres différents présentant divers aspects du jeu et de son univers. Dans une première intitulée « Finding Columbia » on découvrira comment les concepteurs du jeu sont parvenus à créer de toute pièce la cité aérienne de Columbia et les différentes pistes créatives explorées et abandonnées.

Le second chapitre est consacré à Elizabeth. Tenues, visages, postures, tout a été minutieusement étudié pour aboutir au personnage culte que l’on connait désormais et qui fait aujourd’hui le bonheur des cosplayeuses du monde entier. Suit ensuite le chapitre dédié à Booker DeWitt, personnage plus discret car incarné à la troisième personne dans l’aventure. Il a néanmoins droit à toute une série de croquis et d’études d’expression.

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Dans l’édition collector, c’est le Songbird qui était à l’honneur au travers d’une somptueuse figurine. Il est de nouveau mis en avant dans un chapitre quatre qui lui est entièrement consacré. Dans ce dernier on remarque à quel point les artistes et concepteurs ont hésité à lui donner son apparence définitive.

Le cinquième chapitre se consacre quant à lui à la population de Columbia, au Prophète ainsi qu’à la Vox Populi. Le sixième chapitre est dédié aux ennemis en général avec un focus sur les « Motorized Patriot » à l’effigie notamment de George Washington, Abraham Lincoln ou encore Benjamin Franklin et Thomas Jefferson. On retrouvera également de très jolies illustrations sur les Boys of Silence, la Siren et le Handyman.

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Un très beau chapitre sept présente en grand format plusieurs affiches de propagande et de publicité que l’on peut croiser au cours du jeu. En huitième partie, ce seront au tour des fameux toniques, ces bouteilles renfermant chacune un pouvoir particulier. Baiser du diable, Corbeau meurtrier, Déferlante, ce sera ici l’occasion de voir comment le design de chaque potion a pu évoluer.
Très populaire également, le Sky-hook permet à Booker de se déplacer sur l’aéro rail de Columbia librement mais aussi d’asséner à ses ennemis des coups mortels. Le chapitre 9 lui est consacré avec des images pour le moins gores.

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Au dixième chapitre, on fera un tour de toutes les armes présentes au sein du jeu avec une présentation du mécanisme détaillé de certaines d’entre elles. Dans ce même chapitre, les concepteurs ont choisi de nous monter les véhicules volants avec les dirigeables et autres zeppelins.
Le onzième et dernier chapitre se consacre pour sa part à Columbia avec des illustrations pleine page montrant l’ambiance générale de la ville et les différentes zones dont elle est constituée avec les bâtiments importants. Les artistes précisent quelles ont été leurs influences en termes d’influences.

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En soi, cette ouvrage s’avère tout à fait légitime même s’il reprend une bonne partie du contenu déjà paru dans l’artbook de l’édition collector. Il s’agit sans conteste d’un must have pour les fans de la licence Bioshock, appréciable même de ceux qui n’aimerait guère le jeu d’ailleurs tant la richesse du contenu et la qualité sont bien là. Pour autant, qualité ou non, cela ne devrait pas justifier la standardisation d’artbooks DLC comme cela se fait trop souvent de nos jours …

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3 thoughts on “The Art of Bioshock Infinite

    • Un jeu trop souvent critiqué je trouve… c’est vrai que le scénario peut paraître tordu, surtout la fin mais tout est logique et plein de sens si on prend la peine d’y réfléchir un peu 😉

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