Test : Ryse son of rome

Dans le grand duel opposant PS4 et Xbox One, j’avais choisi de rejoindre le camp PlayStation auquel j’ai toujours été fidèle. Toutefois, la Xbox One m’a toujours attirée elle aussi avec de solides exclusivités à l’instar de Halo ou Forza Motorsport. Parmi tous les jeux exclusifs à la console de Microsoft, j’ai toujours eu une certaine attirance pour Ryse son of Rome. Il faut dire que je suis particulièrement friande des jeux prenant pour cadre l’antiquité et malheureusement ces jeux-là se font rares. Cependant, j’avais entendu beaucoup de critiques négatives autour du jeu dont les plus récurrentes étaient « c’est très court » et « c’est très répétitif ». En raison de ces remarques négatives, j’ai toujours refusé de payer le jeu au prix fort. J’ai donc patiemment attendu une jolie promotion pour m’offrir le jeu. Alors, les accusations envers le jeu étaient-elles fondées ? Voici mon avis sur le jeu.

ryse

Dès le début du jeu, on en prend plein les mirettes tant les graphismes générés par le moteur graphique CryEngine 3 sont stupéfiants. Le réalisme est tel qu’on a même parfois l’impression d’être devant un film malgré quelques légers soucis d’animations faciales et le design de certains personnages pas franchement réussi. Quoi qu’il en soit, Ryse s’impose comme une démonstration de la puissance et des capacités graphiques de la console de Microsoft, un peu comme le fait The Order 1886 pour la PlayStation 4. Pour autant, de beaux atours ne font pas tout. Dans le monde du jeu vidéo, on exige bien plus que des prouesses graphiques, on demande également un scénario béton et un gameplay inspiré. Hélas, dans le cas de Ryse, ni le scénario ni le gameplay ne sont à la hauteur de la promesse graphique.

Parlons d’abord du scénario. En lançant Ryse, le joueur se retrouvera plongé dans la peau de Marius Titus, un soldat de l’Empire Romain. On va donc suivre l’évolution de sa carrière militaire de ce jeune commandant, fils d’un important sénateur. Ce faisant, nous prenons part à de très nombreuses batailles contre les rebelles. L’histoire ne se contente pas d’une succession de batailles puisque Marius va vite être habité par un esprit de vengeance à la suite du meurtre de son père. Une soif de vengeance qui le conduira à emprunter lui aussi le chemin de la rébellion.

ryse marius

Un héros, un drame, une trahison et une vengeance. Les ingrédients classiques de tout bon péplum. Ajoutez-y quelques batailles épiques et un soupçon de combats de gladiateurs et voilà une production aux petits oignons. Fort heureusement, l’histoire de Ryse parvient par moment à nous surprendre, parfois même à nous décontenancer. La faute à l’apparition d’êtres mystiques au fil de l’histoire. Sans doute, l’incarnation de dieux et de déesses qui se mêlent de l’existence des vivants. Ainsi, Marius aura souvent l’occasion de croiser une femme mystérieuse qui lui viendra en aide et lui prodiguera de précieux conseils. On croisera aussi un homme encapuchonné, bien plus fourbe, dont les intentions demeurent plus floues. Ces quelques protagonistes énigmatiques n’apportent rien de plus à l’histoire et vont même jusqu’à apporter un aspect kitsch et saugrenu au scénario. Outre cela, l’histoire demeure classique mais efficace avec quelques rebondissements bienvenus. Passons désormais au point qui fâche, le gameplay.

Si beaucoup avaient dénigré The Order 1886 ou Beyond Two Souls pour son gameplay simpliste composé majoritairement voire exclusivement de QTE, Ryse ne fait guère mieux. Durant tout le long de la campagne solo, on ne fait qu’avancer glaive en main dans un décor fermé par des murs invisibles assez grossiers et combattre. Certains passages du jeu permettent de briser un peu la monotonie en prenant le contrôle d’une légion. On pourra leur ordonner de défendre telle ou telle position, de lancer une salve de flèches ou bien les guider en formation de tortue jusqu’aux hordes ennemies. Ces brefs instants demeurent assez semblables et surtout ne sont guère ardus. Le challenge n’est pas vraiment présent… y compris lors des combats qui, bien que joliment chorégraphiés, demeurent invariables tant les ennemis sont clonés et récurrents.

ryse test blog

Le point fort du jeu, les exécutions, devient même un point faible lorsque l’on constate que les QTE n’ont aucune importance dans leur déroulement. Le joueur peut se tromper de touche, l’exécution aura tout de même lieu. Pire encore, si aucune touche n’est actionnée durant l’exécution, celle-ci se déroulera là encore sans problème aucun. En somme, exécuter correctement la combinaison de touches affichée aura pour seule conséquence la valeur des gains et récompenses à obtenir.
Quoi qu’il en soit, on ne peut nier que ces exécutions demeurent très bien mises en scène et provoquent un sentiment de toute puissance.

ryse test

Autre déception, les combats contre les boss qui sont sans surprise aucune pour la plupart. Les ennemis ayant un pattern qui demeure inchangé tout au long du combat. Une fois ce pattern décrypté, il suffit d’esquiver et de frapper au bon moment dans une sorte de mécanique sans suspens et sans plaisir. Un sentiment qui s’applique en fait à la totalité du jeu. On progresse non sans plaisir mais sans grande euphorie et on applique inlassablement les mêmes combinaisons de touches. On demeure toutefois sensible à l’esthétique du jeu qui nous émerveille et nous ébloui à chaque nouvelle scène.

ryse son of rome screen

Certes, Ryse est lourd de défauts, je lui trouve toutefois un charme certain. Un charme qui opère durant les 6/7 heures que durent la campagne solo et durant laquelle on prend tout de même plaisir à suivre l’histoire de Marius. Une histoire digne d’Hollywood avec ses cinématiques grandioses, ses graphismes léchés et son scénario familier. Reste que les joueurs les plus tatillons n’y trouveront pas leur compte et se lasseront très vite des mécaniques répétitives imposées par le gameplay du jeu. En somme, Ryse est un titre à savourer tranquillement, épisode par épisode, un peu comme une série dont vous seriez l’acteur principal.

ryse son of rome

Les +

  • Ambiance et réalisation hollywoodienne
  • Techniquement réussi
  • Histoire à rebondissement
  • Les exécutions jouissives

Les –

  • Quelques couacs au niveau des animations faciales
  • Histoire à rebondissement
  • Répétitif à souhait
  • Des ennemis clonés
  • Les boss ont des patterns invariables
  • Combats de boss laborieux
  • Campagne solo courte (entre 6 et 7h)

Note : 14/20

5 thoughts on “Test : Ryse son of rome

  1. Hop, mon premier message , même si ça fait déjà pas mal de temps que le lis ton blog.

    J’ai trop envie depuis quelques semaines de m’acheter une Xbox One, déjà rien que pour les excellentes exclues dispo, et encore plus depuis la sortie de Tomb Raider. Ryse Son of Rome me tente bien aussi, et ton retour sur ce jeu me conforte dans l’idée que je m’en faisais.

    Bref, je vais certainement craquer d’ici la fin d’année comme c’est parti

  2. Loin de moi l’envie de polluer ton joli site 😉 , mais il me semble avoir laissé un commentaire sur cet article dans l’après-midi. Je sais pas si j’ai fais une fausse manip où s’il t’as déplu ^^, mais sinon faudrait revoir tes filtres anti-spam, parce que je suis gentil moi, si si je te jure 🙂 .

    Bon, je sais plus ce que je racontais si ce n’est que j’avais très envie depuis quelques semaines de m’offrir une Xbox One, surtout depuis la sortie de Tomb Raider. Et ton article sur Ryse Son of Rome me donne aussi envie de me laisser tenter par ce jeu.

    • Ah bah non, au temps pour moi, les commentaires ne ce sont pas affichés, c’est drôle 😀 . Bon bah désolé, tu peux supprimer ce message et le précédent du coup. Moi je pars me flageller avec des câbles USB pour recharger les manettes PS4…

      • Ha ha non je vais les laisser ils sont drôles tes commentaires ^^ En fait j’approuve moi même chaque commentaire donc ils ne s’affichent qu’une fois la manipulation effectuée et je ne suis pas toujours sur le blog c’est pour ça 😉

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