Test : Far Cry Primal

La Préhistoire a toujours eu un côté fascinant. Sans doute parce qu’elle représente le début de l’humanité et qu’elle recèle encore bien des mystères. Pourtant, cette période historique ô combien énigmatique, se retrouve assez peu représentée dans l’univers du jeu vidéo. On se souvient bien entendu de Prehistorik Man sur Super Nintendo ou bien de From Dust d’Eric Chahi mais force est de constater que la liste des jeux mettant en scène la préhistoire demeure assez restreinte. Aussi, lorsque Far Cry Primal fut annoncé, je fus à la fois enthousiaste et inquiète. Inquiète car, il faut bien l’avouer, Far Cry 4 m’avait un peu déçue et j’appréhendais un peu la manière dont Ubisoft allait mettre en scène ce cadre historique atypique. Alors, franche réussite, jeu moyen ou navet préhistorique ? Je vous dis tout dans ce test !

far cry primal

Commençons par le commencement, à savoir le scénario. Far Cry Primal situe son intrigue au début de l’ère du Mésolithique dans le monde d’Oros. Nous y incarnons Takkar, un chasseur aguerri qui se retrouvera bientôt seul et désarmé après la perte de son groupe. Il devra alors faire face à une nature hostile et à des tribus ennemies. Bientôt, il rassemblera autour de lui sa propre tribu, les Wenja, et apprendra à dompter la nature.
On retrouve dans ce scénario plutôt basique tous les ingrédients d’un bon Far Cry, à savoir un homme seul face à une nature redoutable peuplée d’animaux sauvages et d’hommes cruels. Comme dans chaque Far Cry, notre héros pourra confectionner des armes, des améliorations d’équipements et des remèdes et stimulants destinés à accroître les facultés de survie. Cependant, de par son contexte historique, Far Cry Primal se permet quelques petites nouveautés bienvenues à l’instar de la possibilité d’apprivoiser des bêtes sauvages. On pourra ainsi se promener aux côtés d’un ours des cavernes, chevaucher un dent de sabre et même voir à travers les yeux d’une chouette. Des alliés bestiaux précieux dans un monde où les animaux attaquent constamment et où croiser des tribus ennemies n’est pas chose rare.

far cry primal loup

Comme on aurait pu l’imaginer, l’exploration est un élément fondamental du jeu. Le monde d’Oros est vaste et se compose de paysages variés. On arpentera tour à tour des vallées luxuriantes, des plaines marécageuses, des taigas boisées pour finir dans des terres gelées et montagneuses. Assurément, on prend un grand plaisir à explorer ce monde archaïque où la nature a encore tous ses droits. En plusieurs endroits, on trouvera des grottes et des cavernes à fouiller précautionneusement afin de dénicher les différents éléments à collectionner (bracelets wenja, peintures rupestres et mains daysha) tandis qu’il nous faudra régulièrement partir à la recherche de matériaux pour concevoir ses armes, ses équipements et améliorer son village.

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Vous l’aurez compris, le monde d’Oros est une aire de jeu des plus plaisantes où l’on peut chasser à loisir, s’adonner à de petites balades bucoliques à dos de mammouth et se défouler à grands coups de gourdins sur les nombreux ennemis. Hélas, malgré tous ces bons côtés, le jeu n’est pas exempt de défauts. Parlons d’abord de la redondance de certaines missions. Au sein du jeu, on pourra accéder à de nombreuses missions annexes qui se ressemblent malheureusement un peu trop. Dans de nombreux cas, il s’agira de secourir des Wenja capturés par la tribu des Udam ou des Izila ou bien de chasser des animaux jugés dangereux. Heureusement, les missions principales s’avèrent plus variées et permettront de rencontrer plusieurs personnages secondaires plus ou moins intéressants.
Autre petit bémol, l’intelligence artificielle est un peu capricieuse et on rencontrera régulièrement quelques petits bugs bien heureusement sans grande gravité.

far cry primal screen

Far Cry Primal est donc bien loin de révolutionner son monde, reprenant scrupuleusement des éléments de game design et de gameplay des opus précédents. Toutefois, le contexte historique, la richesse du contenu et les quelques petites nouveautés offertes aux joueurs assurent un grand plaisir de jeu. Assurément, Far Cry Primal fait partie de mes coups de coeur de ce début d’année et devrait aisément trouver sa place dans mon top 5 des jeux de 2016.

far cry primal mammouth

Note : 17/20

Les +

  • Un excellent jeu d’aventure et de survie
  • Un contexte historique rafraîchissant
  • Richesse du contenu
  • Le crafting très bien utilisé
  • Possibilité de dompter les animaux

Les –

  • Une I.A un peu capricieuse
  • Redondance de certaines missions
  • Pas de vraies nouveautés de gameplay

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