Test : Assassin’s Creed Origins

Démarrée en 2007, la saga Assassin’s Creed a fêté en 2017 son dixième anniversaire. Et quelle meilleure façon de célébrer l’événement qu’avec la sortie d’un nouvel opus exceptionnel ? Car oui, Assassin’s Creed Origins est bel et bien exceptionnel sur bien des points, à commencer par sa date de sortie. Depuis les prémices de la saga en 2007, Ubisoft a toujours respecté un rythme de sortie effréné avec un voire plusieurs nouvel épisode(s) programmé(s) chaque année. Toutefois, après un Assassin’s Creed Unity truffé de bugs et un AC Syndicate plutôt décevant, le manque de finitions et d’originalité des derniers épisodes de la saga a fini par entraîner la lassitude et la grogne des joueurs et des fans. Tant et si bien, qu’Ubisoft a finalement choisi de laisser une année supplémentaire aux développeurs pour peaufiner le prochain épisode baptisé Assassin’s Creed Origins. Le temps nécessaire pour renouveler en profondeur la franchise ?

Assassin's Creed® Origins

Un contenu pharaonique

Assassin’s Creed Origins nous transpose dans l’Egypte ancienne, une période historique assez peu exploitée dans le jeu vidéo et plus particulièrement dans les open world. Le jeu nous permet d’incarner Bayek, un medjay, autrement dit un protecteur de l’Egypte. Son épopée à travers l’Egypte nous conte la naissance et les prémices de la confrérie des assassins et nous amène à côtoyer de nombreux personnages historiques à l’instar de Cléopâtre, Pompée ou encore Jules César.

Assassin's Creed® Origins
Le scénario est indéniablement l’un des points forts du titre avec un grand nombre de quêtes principales et annexes toujours très bien écrites et scénarisées qui nous font découvrir tous les aspects de la vie des egyptiens de l’époque. Courses de chars, pillages de tombeaux, explorations de pyramides, occupations romaines, travaux agricoles ou encore confrontations avec bandits et animaux sauvages sont au menu et nous permettent d’avoir un large aperçu de la vie à l’ère des pharaons. Comme bien souvent dans les Assassin’s Creed, la période historique abordée est parfaitement restituée et démontre l’attachement d’Ubisoft a rendre les jeux de sa licence aussi réalistes et fidèles à la réalité historique que possible.

Assassin's Creed® Origins

Le nombre incalculable de quêtes mais aussi la taille gigantesque de la map à explorer permettent à Assassin’s Creed Origins de proposer une durée de vie pharaonique dépassant allègrement les 100 heures de jeu. Ajoutez à cela un mode photo très poussé permettant de saisir toute la beauté des décors et des scènes du jeu et vous obtiendrez une durée de vie encore plus étendue.

Un vrai renouveau de la saga

Depuis Unity et Syndicate, la saga Assassin’s Creed commençait à montrer ses limites et peinait à se renouveler. Un monde ouvert vaste mais peu varié et  vide, des collectibles pénibles à récolter, des quêtes peu inspirées, des protagonistes manquant de profondeur et des bugs en pagaille. Plus que jamais, la saga nécessitait un vrai remaniement et de nouvelles idées. Ubisoft l’a bien compris et a insufflé dans Assassin’s Creed Origins un tas de nouveautés bienvenues.

Assassin's Creed® Origins

Première grosse nouveauté et pas des moindres, l’interface personnage très efficace et agréable. Au sein de cette interface, le joueur pourra personnaliser Bayek en modifiant son apparence (barbe, cheveux, tenue) mais aussi choisir son équipement et même upgrader son matériel. Le jeu intègre plusieurs mécaniques issues du genre RPG et c’est une franche réussite. Un système de points d’aptitude assure notamment au joueur de débloquer plusieurs compétences réparties en 3 pôles (clairvoyant, guerrier, chasseur). Ce principe reprend à quelques différences près le mécanisme mis en place dans l’excellent Far Cry Primal. Autre idée empruntée à Far Cry Primal, le recours à la vision aérienne d’un oiseau permettant de repérer plus aisément les ennemis mais aussi les objets importants.

Assassin's Creed® Origins

C’est bien connu, la saga Assassin’s Creed n’a jamais été un exemple de gameplay en termes de combat. Là aussi, Assassin’s Creed Origins tente de renouveler le système de combat inchangé depuis des années en proposant une mécanique proche des action-RPG à l’instar de The Witcher 3. Plus dynamiques, plus tactiques, plus fluides, les combats gagnent en intensité et en crédibilité et ajoutent encore au plaisir de jeu. Le panel d’armes est d’ailleurs très large et permet de combattre aussi bien à l’arc, à l’épée qu’à l’aide d’un sceptre, de lances ou encore de masses.

Assassin's Creed® Origins

Côté points négatifs, ils sont peu mais je pourrais insister sur les phases dans le présent avec Abstergo toujours présentes mais dont l’intérêt m’échappe encore. Fort heureusement, elles sont peu fréquentes tout comme les quelques ralentissements et bugs qui peuvent apparaître ça et là au cours du jeu. On pourra en outre reprocher quelques quêtes un peu trop redondantes. Des petits écarts tout à fait pardonnables quand on considère la qualité du travail fourni par Ubisoft sur ce titre qui se veut le point de départ d’un vrai renouveau de la saga.

En conclusion

Plus beau, plus varié, plus écrit et plus riche en termes de contenus, Assassin’s Creed Origins renouvelle en profondeur la licence phare d’Ubisoft et propose une expérience de jeu plus immersive et passionnante que jamais. Les plus accros pourront prolonger leur périple au travers de deux DLC (The Hidden Ones et The Curse of Pharohs) mais aussi grâce au Discovery Tour, un mode de jeu proposant une visite guidée des grands monuments et lieux reconstitués dans le jeu.

Assassin's Creed® Origins

En ajoutant une année de plus au développement du jeu et en écoutant les critiques des joueurs et des fans, Ubisoft a démontré sa capacité à écouter son public et à prendre des risques, des risques plus que payants vu le succès incontestable de ce nouvel opus qui est selon toute vraisemblance (à mes yeux en tout cas), le meilleur Assassin’s Creed de la franchise. Espérons désormais que le prochain opus saura faire aussi bien, voire mieux même si cela semble difficile tant la barre a été placée haute.

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Les +

  • Une map immense et variée
  • Une map riche en activités et lieux d’intérêt
  • Scénario
  • Une vraie claque visuelle
  • Durée de vie
  • Un vrai renouveau de la saga
  • Un système de combat convaincant
  • Des mécaniques RPG réussies
  • Le recours à l’aigle Senu
  • Une vraie liberté d’action

Les –

  • Quelques bugs
  • Quelques quêtes répétitives
  • Les phases dans le présent inutiles et passables

Note : 19/20

Assassin's Creed® Origins

2 thoughts on “Test : Assassin’s Creed Origins

  1. Content de voir qu’on peut très bien expliquer les qualités d’un jeu aussi vaste à travers une critique qui ne s’étend pas dans les longueurs ^^ merci pour ce très bon article qui rend hommage à une des belles surprises de 2017 !

  2. Pingback: Galerie de captures : Assassin’s Creed Origins | Blackstorm Museum

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