Mon avis sur Penny Dreadful

Tout récemment, je me suis abonnée à Netflix. L’occasion pour moi de découvrir des séries qui m’étaient jusqu’alors inconnues. Rapidement, je me suis tournée vers Penny Dreadful qui a su attirer mon attention de par son pitch alléchant et son esthétique léchée.
Le titre quelque peu énigmatique et le casting prestigieux n’ont fait que confirmer mon envie de découvrir la série.

penny dreadful

Grande amatrice de fantastique et de l’époque victorienne, je n’ai pu que succomber aux charmes de Penny Dreadful qui nous plonge au coeur du Londres victorien aux côtés de trois personnages aux destins liés. Un vieil explorateur fortuné, une médium au passé trouble et une fine gâchette expatriée de l’ouest américain s’allient pour traquer ensemble des créatures assoiffées de sang qui terrorisent la ville. En réalité, cette chasse aux monstres dissimule une quête de rédemption, celle d’un père tentant de sauver son dernier enfant vivant après avoir laissé mourir son seul fils.

penny dreadful acteurs

Au cours de leurs recherches, Sir Malcolm, Miss Vanessa Ives et Ethan Chandler pourront compter sur l’aide d’un certain Victor Frankenstein. Le scénario, plus complexe qu’il ne le laisse paraître permet de faire croiser plusieurs grands mythes littéraires et historiques du Londres victorien. On rencontrera ainsi le docteur Van Helsing, le charmant Dorian Gray et même quelques adeptes de Dracula. Bien entendu, Jack l’Eventreur fait lui aussi partie du casting. Cela ne m’étonnerait guère de voir apparaître dans les saisons prochaines quelques autres personnages emblématiques de l’époque à l’instar de Sherlock Holmes et du Docteur Jekyll et Mister Hyde.

penny dreadful série

Mêlant les références, la série s’inspire délibérément des oeuvres phares de la littérature fantastique classique mais aussi de comics récents tel que la Ligue des gentleman extraordinaires. Un joli melting-pot qui fonctionne à merveille. Il faut dire que derrière cette série pour le moins originale se cache John Logan, un scénariste réputé déjà à l’oeuvre sur des films tels que Sweeny Todd, Skyfall et Hugo Cabret. Côté production, on retrouve un autre grand nom du cinéma, Sam Mendes, réalisateur d’American Beauty, Skyfall ou encore Les sentiers de la perdition. Une équipe rodée qui a insufflé à la série une esthétique cinématographique remarquable.

eva green penny dreadful

Quant au casting, c’est le sans faute ! Eva Green est parfaite en femme torturée par ses propres démons (au propre comme au figuré). Timothy Dalton, James Bond éphémère dans les années 80, endosse quant à lui avec brio le rôle du vieil aventurier brisé prêt à tout pour sauver sa fille. Josh Hartnett joue lui le rôle d’un américain bourru, dragueur mais aussi très touchant.
Si les acteurs principaux s’en sortent admirablement, mention spéciale à Eva Green lors de scènes de possession impressionnantes, les rôles plus secondaires s’avèrent tout aussi convaincants, notamment ce cher Dorian Gray et Victor Frankenstein.

penny dreadful scène

Possessions, abominations, monstres et mystères, voilà un cocktail mortel qui pétille à l’écran. Surtout quand il est concocté par une équipe de cinéma expérimentée et des acteurs de talent dans un bar aux couleurs du Londres victorien que l’on aime brumeux et aussi sombre que le coeur d’un vampire.

Les +

– Des références littéraires en pagaille
– Une esthétique léchée
– Des acteurs convaincants
– Des scènes à glacer le sang

Les –

– Saison courte (9 épisodes)
– Des jeux d’acteur parfois inégaux

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