Critique Lord Baltimore tome 1 Quarantaine

Après avoir parcouru le Londres victorien dans l’excellent The Witchfinder, j’ai eu l’envie de prolonger l’aventure en compagnie de Mike Mignola et Ben Stenbeck au travers d’un autre comics. C’est sur Lord Baltimore que j’ai jeté mon dévolu grâce notamment à un scénario aussi sombre qu’intriguant.

Ce comics créé par Mike Mignola et Christopher Golden nous plonge dans un monde ravagé par la peste et envahi par tout une horde de vampires. Dans cet univers sordide, Lord Henry Baltimore, un vétéran de la Première Guerre mondiale cherche à se venger de celui qui a tué sa femme et déclenché ce chaos, l’ignoble Haigus.

Lord Baltimore

Très sombre, ce récit s’adresse à un public averti n’ayant pas peur des effusions de sang et autres monstres sortis des abysses. Le scénario est d’ailleurs sublimé par le style de dessin toujours aussi efficace et épuré de Ben Stenbeck mais aussi par toute une palette de couleurs variant du lugubre au chatoyant signée par l’excellent coloriste Dave Stewart.
Si en termes esthétiques Lord Baltimore s’avère réjouissant, la dimension scénaristique de ce premier tome l’est pour autant malgré quelques petites faiblesses.

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En effet, l’intrigue met pas mal de temps à prendre forme et il faudra lire une bonne dizaine de pages avant de réellement saisir le propos de l’histoire et de celle du personnage principal. D’ailleurs, on aura bien du mal à trouver crédible l’événement déclencheur des hostilités entre vampires et humains.
Les créatures se délectant dans un premier temps uniquement du sang des cadavres disséminés sur les champs de bataille pour finalement se résigner à dévorer les vivants à cause d’une vulgaire blessure à l’oeil. Toutefois on fermera aisément les yeux sur cette trame scénaristique peu convaincante tant le reste du récit est bon, offrant son lot de combats, de mystères et d’intrigues.

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En somme, malgré un scénario en dent de scie ce premier tome se montre très agréable à parcourir, notamment pour les amoureux d’univers fantastiques sombres et lugubres.
Les amateurs de Mike Mignola and co. ne seront pas déçus et devraient tout particulièrement apprécier les croquis préparatoires présents en fin d’ouvrage pour permettre aux lecteurs d’en apprendre un peu plus sur la phase de conception des personnages.

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