Critique : Bridget Jones Baby

Retrouver Bridget Jones après 12 ans d’absence, c’est comme retrouver une vieille amie d’enfance perdue de vue depuis longtemps. On renoue avec un personnage familier, avec lequel on a grandi et partagé des souvenirs heureux, drôles ou tragiques. 12 ans, c’est fichtrement long mais l’attente en valait la peine car je vous le dis, ce Bridget Jones Baby est l’une des meilleures comédies de l’année.
Bridget Jones a certes pris un petit coup de vieux, tout comme ce cher Mark Darcy, mais son humour et sa bonne humeur sont restées intactes. C’est un réel plaisir de retrouver cette célibataire endurcie un brin gaffeuse qui se moque royalement des conventions car à vrai dire, rien ou presque n’a changé.

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Pendant ces 12 années, Bridget a eu le temps d’évoluer professionnellement. Passée productrice d’un journal télévisé, elle s’épanouit pleinement dans son environnement professionnel mais d’un point de vue plus personnel, Bridget a renoué avec le célibat. Pas désespérée pour autant, elle compte bien profiter de la vie et s’offre une virée entre amies dans un grand festival de musique. C’est là qu’elle tombe sur un charmant inconnu avec lequel elle va passer une nuit d’ivresse. Remarié depuis, Mark annonce finalement à Bridget qu’il va divorcer et qu’il n’a jamais vraiment pu l’oublier. C’est reparti pour un tour avec Mark mais Bridget se montre réticente, ayant trop peur de revoir son cher Mark la délaisser de nouveau pour sa brillante carrière d’avocat. Quoi qu’il en soit, quelques jours plus tard, Bridge apprend qu’elle est enceinte et il lui est impossible de deviner qui est véritablement le père de son futur enfant.

Bridget (Renée Zellweger, r.) neben ihrer Kollegin Miranda (Sarah Solemani, l.)

Malgré un scénario qui peut sembler vu et revu, le film réserve pas mal de belles surprises à ses spectateurs à commencer par une série de scènes comiques plus désopilantes les unes que les autres. Rares sont d’ailleurs les films a m’avoir fait rire de si bon cœur si souvent. Outre les gags visuels et les répliques qui font mouches, le film sait également se montrer émouvant par moment et c’est bien cela qui fait la force de la saga Bridget Jones. Toutes les femmes ou presque peuvent s’identifier à cette quarantenaire infantile et maladroite qui enchaîne les déceptions amoureuses. Bridget est ce genre de personnage réaliste qui bouleverse, qui émeut et qui fait franchement rire. Un personnage qui sait vite se trouver une place de choix dans le cœur des spectateurs d’autant plus qu’elle véhicule des valeurs essentielles, celles du féminisme. En effet, Bridget n’est ni une femme fatale ni une femme faible, elle est simplement une femme, avec ses nombreux  défauts et ses grandes qualités. Une femme enfant qui tente d’affronter les obstacles de la vie quotidienne avec humour et courage.

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Renée Zellwegger excelle une nouvelle fois dans ce rôle qui a lancé sa carrière aux côtés de Colin Firth, ce gentleman aux airs arrogants et hautains qui dissimulent en réalité un preux chevalier. Dans ce troisième film adapté des écrits d’Helen Fielding, on retrouve un nouveau venu, Jack alias Patrick Dempsey. Celui qui incarnait Docteur Mamour retrouve ici un rôle à sa mesure, celui d’un séducteur irrésistible. Ce trio d’acteurs issus d’horizons différents fait vraiment mouche et nous livre un spectacle à la fois drôle et émouvant que l’on n’oubliera pas de sitôt.

C’est bien simple, ce Bridget Jones Baby demeure à mes yeux le meilleur de la saga avec son humour bien dosé, son rythme enlevé et ses personnages touchants. Si vous cherchez à passer un bon moment en riant à gorge déployé, foncez et c’est un ordre !

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