Collectionner en couple

La vie à deux, ce n’est pas toujours facile. Les sujets de discorde peuvent être nombreux (alimentation, mode de vie, choix du film, sorties, …) et la situation peut vite devenir plus délicate encore lorsque les deux conjoints sont tous deux collectionneurs.
Si partager sa vie avec un gamer ou une gameuse revêt bien des avantages, cela peut également ajouter quelques petites difficultés supplémentaires à mener une vie à deux harmonieuse. En effet, si l’un comme l’autre collectionne figurines, éditions collector, jeux vidéo, goodies ou geekeries en tout genre, deux principaux cas de figure se dessinent alors : mettre les deux collections en commun ou faire collection à part.

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Collectionner est à mon sens un passe-temps individuel et purement personnel. Aucune collection ne ressemble à une autre et de la même manière, aucun collectionneur ne ressemble à un autre. Une collection est toujours le reflet des goûts, des choix ou encore des souvenirs de son propriétaire et chaque collectionneur possède sa propre façon de penser, d’appréhender et d’exposer sa collection.
Il existe une multitude de collections tout comme il existe une multitude de façons de collectionner, et c’est bien pourquoi il est souvent difficile de concilier deux collectionneurs censés vivre ensemble.

Chaque collection est unique

Prenons le cas d’un fullsetter qui n’hésitera pas à stocker dans sa collection des titres mineurs et parfois même un peu honteux simplement dans l’idée de réunir l’ensemble des jeux sortis sur telle ou telle console. Cette manie d’acheter des jeux pas toujours très estimés semblera purement et simplement incompréhensible voire risible pour un collectionneur un peu plus pointu qui cherchera à rassembler uniquement les titres les plus rares ou prestigieux d’une console. De la même façon, il sera compliqué de mettre d’accord un collectionneur n’ayant pas peur de posséder des jeux en loose ou incomplets dans sa collection avec un collectionneur très pointilleux ne conservant que les jeux complets et dans un état proche du neuf.

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Ainsi, mettre en commun deux collections aux critères de sélection et aux thématiques différentes pourra s’avérer conflictuel et pourra même dénaturer l’esprit même d’une collection. Faire cohabiter une collection Sega avec une collection Xbox pourra sembler étrange tout comme faire se côtoyer Crash Bandicoot et Mario sur une même étagère.
Toutefois, cette mise en commun peut également être synonyme d’enrichissement mutuel tant au niveau des collections que des relations de couple elles-mêmes. Il est toujours plaisant d’impliquer l’être aimé dans une activité qui compte à nos yeux même si certains préfèrent préserver leur jardin secret.

Mettre en commun ses collections

Comme évoqué précédemment, chaque collectionneur possède ses propres « tocs », ses manies de collectionneur que l’autre ne possédera peut être pas forcément. Difficile dans ce cas de faire cohabiter deux collections et collectionneurs aux méthodes de sélection et d’exposition bien distinctes.
Le premier véritable problème soulevé par la mise en commun de collections est avant tout l’aspect purement pratique.
Tous deux devront partager un espace commun qu’il faudra répartir de façon équitable ou tout du moins de manière justifiée. Ce qui ne manquera pas de générer à coup sûr quelques tensions. L’un voudra exposer plus amplement les objets qu’il estime digne d’intérêt quand l’autre souhaitera en faire de même avec ses propres pièces de collection.

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De la même façon, si les deux collections génèrent des doublons, comment gérer ces jeux, figurines, éditions collector en plusieurs exemplaires ? Difficile dans ce cas précis de se souvenir après coup de quelle édition ou version appartient à l’un ou à l’autre.
Lors d’une éventuelle séparation, il deviendra compliqué de répartir les objets et de retrouver précisément les pièces appartenant à l’un ou à l’autre.

Séparer les collections

Distinguer les deux collections l’une de l’autre semble être l’option la plus simple et la plus pratique bien qu’elle revêt ce côté solitaire et personnel qui peut ne pas être compris ou toléré dans le cadre d’une vie de couple. Cependant, il faut bien admettre que laisser chacun assurer la gestion de sa propre collection sans mélanger les objets des uns et des autres a ce côté pratique et rassurant. Cela permet à chacun de conserver son propre univers et de l’agrémenter comme il le désire.
Néanmoins, il peut être frustrant de ne pas pouvoir ou même vouloir bâtir un univers commun avec la personne aimée.

En distinguant les deux collections, il faut également prendre en considération que chacun va devoir disposer de son propre espace de collection. Cette option est donc à réserver à des personnes vivant dans un lieu de vie suffisamment vaste pour permettre ce genre de disposition.

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Enfin, la séparation des deux collections a ce grand avantage qu’elle facilite la répartition des biens en cas d’éventuelle séparation. Chacun pourra reprendre ses jeux, goodies, figurines et autres objets sans dommage ou sujet de querelle.

Mon expérience perso

A titre personnel, j’ai déjà vécu avec un collectionneur qui possédait pas mal d’objets et de jeux tirés d’une licence en particulier sans pour autant avoir une quantité astronomique de pièces de collection. Possédant pour ma part pas moins de 1.500 jeux et une bonne vingtaine de consoles, nous avions choisi de mettre en commun nos collections. Sachant que près de 80% des objets de cette collection commune m’appartenaient, la répartition de l’espace a été des plus simples. C’est lors de la séparation que les choses se sont gâtées. J’avais revendu pas mal de doublons et il était devenu compliqué de décider qui garderait l’exemplaire restant.

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A dire vrai, la répartition de la collection a sans aucun doute été la partie la plus difficile à assurer sur l’ensemble des biens communs que nous avions. Elle a été d’autant plus douloureuse qu’elle reflétait

Aussi, à l’avenir, je pense davantage opter pour une séparation des collections dans la mesure du possible ou à défaut une mise en commun avec une distinction précise des biens pour éviter que le schéma ne se répète.

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