Les boss de jeux vidéo les plus décevants

Souvent l’intrigue d’un jeu vidéo amène le joueur à traquer un grand méchant, un être machiavélique et malfaisant, nommé boss dans le jargon gamer, qu’il faudra stopper à tout prix. Plus souvent encore ce personnage charismatique ou non, démoniaque ou non, se retrouvera face au joueur à la toute fin du jeu pour un combat épique, dantesque, mémorable, éprouvant ou bien tout simplement décevant et expédié.
Tous les jeux ne peuvent pas forcément proposer des boss ayant l’étoffe de ceux de Dark Souls mais un peu d’endurance, de charisme et surtout de challenge est de mise dans un combat final d’autant plus que c’est l’aboutissement de plusieurs dizaines d’heures de jeu.

1/ La Main Noire de l’Ombre du Mordor 

Parmi mes plus grandes déceptions se trouvent le tout récent la Terre du Milieu : l’Ombre du Mordor. Si le jeu en lui même s’avère excellent et plutôt corsé par moment avec des ennemis coriaces qui n’hésiteront pas d’ailleurs à feindre la mort pour revenir se venger plus tard, le boss final du jeu se montre pour sa part tout à fait décevant.

Dans ce jeu signé Monolith Productions, on incarnera Talion un rôdeur animé par la vengeance et qui cherchera à défaire l’armée de Sauron et plus précisément à tuer celui que l’on nomme la Main Noire. Pour ce faire, il devra tuer capitaines, chefs de guerre mais aussi les dénommés le Marteau et la Tour, de puissants guerriers servants le Seigneur des Ténèbres en personne. Alors que certains chefs de guerre et capitaines se montreront assez coriaces et durs à vaincre, le combat final contre la Main Noire, véritable motif de la quête de Talion, ne durera en tout et pour tout que deux petites minutes à peine. Les compétences d’armes et de combat débloquées jusque là ne seront d’aucune utilité puisqu’il s’agira simplement d’appuyer sur les touches au bon moment, en soi la fin du grand méchant se résume à quelques QTE … un peu léger. Dommage, le titre s’achève sur une touche amère.

source (tolkiendrim.com)

2/ Kurt Dierker dans The Saboteur

The Saboteur c’est un peu un GTA like version Seconde Guerre mondiale avec en plus de ça une petite touche artistique bien sentie. Je m’explique. Le jeu est en noir et blanc, oui mais seulement dans les zones sous occupation nazie. Lorsque le joueur aura libérée la zone le jeu reprendra de jolies teintes colorées. Une belle idée qui tranche avec les autres jeux du genre et donne à The Saboteur une touche artistique unique. Quoi qu’il en soit, dans ce titre produit par Pandemic Studios, le dernier du studio d’ailleurs, le personnage principal, Sean Delvin, traque sans relâche un officier SS du nom de Kurt Dierker.

La première rencontre a lieu lors d’une course automobile où le nazi n’hésite pas à tricher pour remporter la course. Suite à cette première offense, Devlin et Dierker ne cesseront de se croiser tout au long du jeu mais jamais Devlin n’aura l’occasion de pouvoir l’approcher ou le tuer. Ce n’est finalement qu’à la toute fin de l’aventure que le joueur et donc Devlin pourra descendre son pire ennemi lors d’un combat au sommet de la tour Eiffel. Une ambiance sonore et visuelle insoutenable est mise en place, le suspense est à son comble. Devlin fait face à son rival de toujours et le joueur s’attend à un combat intense mais en réalité il n’a qu’à viser, appuyer sur la gâchette, Dierker tombe du haut de la dame de fer et s’écrase en contrebas. Fin de l’histoire. Générique.

Encore une fois, un peu léger pour un jeu dont la durée de vie est tout de même assez conséquente et surtout dont l’aventure tient en haleine d’un bout à l’autre. Toutefois, quand on apprend qu’il s’agit là du tout dernier film produit par Pandemic Studios, on peut comprendre que la fin du jeu ait été bouclée un peu à la hâte…

source (villains.wikia.com)

3/ Docteur Fontaine dans Bioshock

A la fin de l’excellent Bioshock, Jack, le personnage principal fait face à son destin et à l’abominable vérité. Je n’en dirais pas plus. Il devra alors combattre le docteur Frank Fontaine, criminel et magnat de l’industrie dont le corps a été souillé par l’injection d’Adam une substance censée rendre plus fort, donner des pouvoirs, régénérer les cellules et guérir les maladies.

Malgré la transformation génétique et les pouvoirs surhumains que possède Fontaine, ce dernier reste très facile à vaincre et ce même en difficulté maximale. Pour autant, on notera que le combat ne manque pas de charisme et reste mémorable contrairement aux précédents exemples.

source (http://www.visualwalkthroughs.com)

4/ Rodrigo Borgia dans Assassin’s Creed 2 

Réputé pour être le meilleur de la saga, Assassin’s Creed 2 ne brille pourtant pas pour son combat final. Au cours de celui-ci, Ezio Auditore doit tuer l’infâme Rodrigo Borgia. Pour atteindre sa cible, Ezio ne rencontrera guère de difficultés tant les gardes seront peu nombreux, l’architecture et l’environnement permettra en outre de se cacher aisément. Une fois Rodrigo Borgia détecté, Ezio pourra alors fondre sur sa proie comme un aigle sur un lièvre mais Borgia ne se laissera pas faire si facilement.

Après un court combat qui mènera obligatoirement Ezio au tapis, le joueur devra repartir à l’assaut de Rodrigo Borgia pour un combat aux poings. Finalement, lorsque la barre de vie de Borgia sera épuisée, Ezio décidera de l’épargner. Eh oui, tout ça pour ça. Mais pas de panique, on aura tout de même droit à la fameuse réplique « requiescat in pace ».

Source (assassinscreed.wiki.com)

Il y a encore bien des exemples de boss de jeux vidéo trop faciles, trop décevants. Ceci n’est qu’une liste subjective tirée de mes expériences personnelles. N’hésitez pas d’ailleurs à la compléter en y ajoutant vos souvenirs de boss frustrants.

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